Compte rendu de mon animation paru dans le bulletin d'information n°41 du Cercle Montois du Bonsaï

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04122012

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Compte rendu de mon animation paru dans le bulletin d'information n°41 du Cercle Montois du Bonsaï




Un grand merci à Waddy pour l'envoi de la version numérique de ce bulletin d'information.

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Une fois de plus, c’est en s’appuyant sur du vécu, en s’inspirant de ses propres expériences, en refusant les idées reçues, les grandes théories, que Michel Brohet a animé notre réunion du dimanche 04 novembre dernier. La formule fonctionne, car c’est avec un dossier bien ficelé, un discours authentique, une maîtrise de son sujet que Michel parvient à capter l’attention de son auditoire. Son propos n’est jamais un copié collé de ses lectures, c’est plutôt le fruit dans long travail de recherche qu’il prend plaisir à partager.
A l’aide de photos, il nous explique d’abord que dans son élément naturel, le pin sylvestre généralement dépourvu de branches basses, est un arbre au style léger, élancé, peu compact. Traité en bonsaï, il devient plus ramassé, et adopte souvent un style s’écartant de ce que l’on trouve dans la nature.
Bien qu’il s’agisse d’un arbre acceptant beaucoup de contraintes, sa culture en bonsaï présente un certain nombre de difficultés, liées à sa faculté d’adaptation à l’environnement, la composition du substrat, la maîtrise de l’équilibre des forces, le développement du bourgeonnement arrière. Cette variété de pin demande un substrat drainant favorisant l’oxygénation des racines et le développement des mycorhizes (Michel recommande un mélange de pumice, de pierre de lave, et d’écorces de pin pilées)
Le rempotage brutal d’un sujet acheté en pépinière, généralement cultivé dans du terreau, peut être fatal à l’arbre. Michel a donc expérimenté une méthode qui consiste à creuser des puits dans le substrat, et de les remplir avec des mycorhizes prélevées sur d’autres sujets, cette opération est réalisée en mai.
Après quelques temps, l’arbre reprend de la vigueur, de nouveaux bourgeons apparaissent, les branches s’allongent, de nouvelles racines se développent dans ce milieu favorable, et en février de l’année suivante, lorsque l’arbre est encore en repos, on peut alors procéder au rempotage.
Avant d’envisager la mise en forme, il convient de lister les points forts et les points faibles de l’arbre. Le choix de couper ou de ne pas couper une branche dépendra non seulement du but poursuivi mais aussi de l’équilibre des forces, cette analyse est déterminante pour la survie de l’arbre.
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L’arbre que Michel se propose de travailler est issu d’un prélèvement, il a été mis en culture durant 2 ans, selon les principes exposés ci-avant. Sa structure naturelle le destine à être formé en style semi-cascade.
S’agissant d’un yamadori, disposant de peu de racines, Michel décide de le fixer au pot selon la bonne inclinaison. Celle-ci est déterminée de manière à maintenir le substrat à l’horizontale, en tenant compte du fait que les racines sont inexistantes sur le côté extérieur de la cascade.
Le pot de culture est peu profond pour permettre au substrat de se réchauffer plus rapidement après les arrosages. Rappelons que les racines se développent plus facilement en milieu tempéré, aéré et drainant.
La photo montre bien les plis naturels qui seront accentués lors des opérations de ligaturage par la pose d’attelles, le but étant de refermer les angles pour parvenir à la création d’une masse compacte.
Pour éviter la rupture de l’écorce, la zone de pliure est recouverte d’une lanière de gaze fortement serrée sur laquelle Michel enroule une bande élastique de caoutchouc. Les attelles, constituées de quatre fils de 3 mm sont à leur tour recouvertes de la bande de caoutchouc et deux fils de ligature enroulés en spirales terminent la préparation de la zone.
Lentement, Michel exerce alors une très forte pression sur la branche, de manière à lui imprimer le mouvement souhaité. Deux haubans viennent en soutien dans cette opération pour éviter que la branche ne reprenne sa position initiale. Les enfourchures sont des points sensibles qui risquent la rupture à l’occasion du pliage, cela est sans conséquence pour le pin qui supporte bien ce type d’incident.
Voilà une première manœuvre qui aura nécessité beaucoup d’énergie, mais qui compte tenu des nombreuses explications de Michel, aura monopolisé l’attention de l’assistance. Des séances comme celle-là, on en redemande!
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Vue de la face arrière de l’arbre avec un premier travail de mise en forme, des parties très longues ont momentanément été maintenues pour permettre à l’arbre de conserver toute sa vigueur.
Waddy
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Date d'inscription : 03/10/2012

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